Expliquer ma thèse à Mamie #12 : épilogue

Ante scriptum : J’aurais aimé continué l’aventure pendant encore un chapitre entier consacré à la thématique de la stabilité de l’écoulement. Cependant, ce travail de vulgarisation de ma thèse demande beaucoup de temps et j’en manque cruellement en ce moment. Il m’aurait demandé d’autant plus de temps que le dernier chapitre aurait été de loin le plus complexe et le plus technique. Pour que la série ne s’éternise pas dans le temps et ne pas perdre mes lecteurs, je préfère la clore sur cet article qui ne fait qu’aborder le sujet de la stabilité des écoulements et donne les grandes lignes des principaux résultats de mes travaux. L’épisode précédent est ici : Expliquer ma thèse à Mamie #11 : le lien écoulement-spectre

Lire la suite du billet »


[Enigme] Les deux gardes

Un prisonnier est enfermé dans une tour qui comporte deux portes. L’une d’elles donne sur la sortie, l’autre sur les oubliettes. Un gardien est placé devant chaque porte. L’un dit toujours la vérité, l’autre ment toujours.

Quelle seule et unique question le prisonnier doit-il poser à un seul des deux gardiens pour être certain de trouver la porte de la liberté.

A vos neuronnes !


[Vidéo] Préparation du plus haut saut en parachute de tous les temps


[Enigme] Le repas de l’armistice

La solution de l’énigmes précédente “compter jusqu’à 60 avec ses dix doigts” est ici.

Cette semaine, une énigme assez difficile spécialement pour farfanet, en espérant qu’il ne la connaisse pas déjà ! Cette énigme est extraite de l’ouvrage “ça y est, je suis fou !!“, de Raymond Smullyan, aux éditions Dunod. Voici l’énoncé :

“Le jour de l’armistice de la première guerre mondiale, en 1918, trois couples mariés firent un dîner pour fêter l’évènement. Il se trouve que chaque mari était le frère d’une et d’une seule des épouses, et que chaque épouse était la soeur d’un et d’un seul des maris. Autrement dit, il y avait parmi eux trois paires de frères et soeurs.

On sait cinq choses :

  1. Hélène est agée, exactement, de vingt-six semaines de plus que son mari, lequel est né en août.
  2. La soeur de M. Leblanc, qui est marié au beau-frère du frère d’Hélène, l’a épousé le jour de son anniversaire à elle, qui tombe en janvier.
  3. Marguerite Leblanc n’est pas aussi grande que Guillaume Lenoir.
  4. La soeur d’Arthur est plus grande que Béatrice.
  5. Jean a cinquante ans.

Quel est le prénom de Madame Lebrun ?”

Un conseil : relisez plusieurs fois l’énoncé, prenez un crayon et une feuille et faites des dessins, ça vous mettra sur la voie de la solution. La difficulté de l’énigme réside dans l’interprétation et l’utilisation des indices. Tout est important dans l’énoncé, mais la formulation indices peuvent induire en erreur ou attirer l’attention au mauvais endroit…

Comme cette énigme est difficile, je laisse 15 jours pour trouver la solution. Pendant ces 15 jours je distillerai quelques indices.

A vos neurones, et bon courage ;)


[Revue de presse] Semaine 17

Pas mal de choses intéressantes cette semaine. Au menu : un record à venir d’un mec un peu taré (vous allez voir…), un peu de calcul scientifique, de nanotechno et du vert.

  • Un saut de 40 000 m devrait permettre de franchir le mur du son. “Pour son troisième essai, [Michel Fournier] rêve de devenir enfin le premier homme à franchir le mur du son en chute libre. Et, dans l’élan, d’établir trois autres records. Le plus haut vol humain en ballon : 40 000 mètres. Le plus grand saut en chute libre : 40 kilomètres également. Et la plus longue chute libre de l’histoire : 7 minutes et 25 secondes.” Pour vous donner une idée, la célérité du son dans un air à 15°C (elle dépend notamment de la température du média de propagation, ici l’air) est d’environ 340 m/s. Ce qui donne une vitesse d’approximative de 1224 km/h. A l’altitude où il sera, l’air sera bien plus frais (environ -110 °C, si si !), donc la vitesse du son sera inférieure à 1224 km/h. Il lui sera donc plus facile de passer le mur du son, mais tout de même, il se déplacera, dans sa tenue de cosmonaute (ben oui, pour le protéger de l’échauffement de l’air et des rayonnement cosmiques !), à environ 1100 km/h en chute libre… Le compte à rebours a commencé et j’ai hâte de savoir quelle vitesse il aura exactement atteint et dans quel état il va arriver…
  • La France se porte candidate pour accueillir un supercalculateur d’une capacité de calcul de 300 Teraflops. Un flops, c’est une unité pour mesurer la vitesse de calcul d’un ordinateur. C’est un acronyme qui signifie : “FLoating points Operations Per Second” ou en français “opérations à virgule flottantes par seconde”. Les opérations à virgule flottante sont les opérations les plus courantes qui font intervenir des chiffres réels quelconques pouvant être très petits comme très grands. Un calculateur d’une vitesse de calcul de 300 Teraflops signifie donc qu’il est capable d’effectuer 300 000 milliards d’opérations à virgule flottante par seconde. Par exemple, il est capable d’effectuer le calcul 3.14159 * 2, 300 000 milliards de fois par seconde. Essayez donc un peu pour voir ;)
  • Les nanoparticules au service de la thérapie génique. Sincèrement, c’est vraiment génial ce qu’on arrive à faire avec les nanotechnologies.
  • Les agrocarburants de deuxième génération ne seront pas prêts avant une décennie. Les agrocarburants de première génération (ceux qu’on utilise en ce moment), c’est pas bien parce que ça pique à bouffer aux pauvres qui ont faim pour permettre aux riches de rouler dans leurs 4×4 (schématiquement). Ceux de deuxième génération devraient permettre de limiter ce problème.
  • Réchauffement : la réaction internationale est insuffisante. Un centre de réflexion britannique pense que “S’il n’est pas maîtrisé, le réchauffement climatique aura des implications dans le domaine de la sécurité d’une ampleur similaire aux deux conflits mondiaux, mais qui dureront pendant des siècles”. Bon, c’est pas rassurant, va falloir faire quelquechose…

[Enigme] Compter jusqu’à 60 avec ses 10 doigts

La solution de l’énigme précédente, la “coiffe” est donnée ici.

Cette semaine, une énigme qu’il faut traiter “avec” les mains :

“Comment compter jusqu’à 60 avec ses 10 doigts ?”

A vos neuronnes !


[Revue de presse] Semaine 16

J’ai pas trouvé grand chose de neuf et de marquant cette semaine. Juste deux petits articles :

  • L’informatique en 2020 : plus de frontière homme/ordinateur ? “Microsoft Research conduit depuis 2007 un atelier de prospective sur l’évolution des interfaces hommes-machines (IHM) et vient de publier une imposante synthèse sur ce que devraient être ces interfaces en 2020.Selon ArsTechnica, le rapport conclut que d’ici 2020 la parole et les gestes joueront un rôle primordial dans nos relations avec les machines. Les influx nerveux commenceront à être utilisés pour contrôler les ordinateurs, notamment pour les handicapés. Le rapport prédit aussi que la connectivité omniprésente permettra aux systèmes informatiques d’agir comme substituts pour la mémoire humaine, et lorsqu’ils seront combinés avec le renforcement de la puissance de traitement, nous permettront de commencer à compléter le raisonnement humain. La traçabilité de nos déplacements et actions ne vont cesser de s’accélérer et de s’élargir, soulevant de graves problèmes de confidentialité. Dans le domaine médical, la frontière entre l’humain et l’ordinateur, via des dispositifs médicaux implantés, tend à s’effacer. Les machines vont-elles devenir humaines ?” L’évolution de l’informatique tend à poser de plus en plus de problèmes éthiques et philosophiques. Même si elle est vouée à offrir des progrès fulgurants dans de nombreux domaines telle que la communication (internet et réseaux), le médical (par le biais de la réalité augmentée), ou encore l’extension des capacités cognitives humaines (traçabilité, mémoire). “L’infosphère” telle qu’elle est envisagée par Dan Simmons dans sa saga Hypérion n’est peut-être plus pour longtemps de la simple science-fiction. Les questions soulevées telles que la confidentialité des données (à quand big brother ?) ou l’intégrité de l’humanité (à partir de quand une machine devient-elle humaine ?) risquent de faire couler beaucoup d’encre d’ici à 2020. Enfin espérons le, dans le cas contraire, cela signifierait que l’humanité vautrée dans son rêve doré a encore une fois oublié de réfléchir à la conséquence des ses actes avant d’agir. Affaire à suivre…
  • En “piste” pour le développement durable (attention ! jeu de mot…) “Une boîte de nuit d’un nouveau genre, résolument tournée vers le développement durable, ouvrira ses portes à Rotterdam en septembre 2008. The « Sustainable Dance Club » travaille sur l’économie d’électricité grâce au mouvement des danseurs. Une petite révolution qui permet d’allier plaisir et geste éco-citoyen.” Comme quoi, on peut vraiment récupérer de l’énergie depuis n’importe où…

A venir sur goutte de science

Maintenant que je suis à peu près débarrassé de ma thèse, je vais pouvoir consacrer un peu plus de temps à goutte de science.

Voici un petit aperçu de ce qui est à venir pour cette année :

  • Epilogue de la saga “Expliquer ma thèse à Mamie”. Ce sera le dernier épisode de la série. J’avais prévu de faire quelque chose de plus long avec encore trois ou quatre articles pour expliquer la théorie de la stabilité linéaire, le développement, la validation et l’application de mon code de calcul BIGSAM à la cavité du bec de bord d’attaque, mais j’ai trouvé que ce serait trop long et trop compliqué. Cet épisode sera donc le dernier.
  • Publication de témoignages de docteurs. Je voudrais faire de goutte de science une sorte de repère, une compilation d’informations sur le déroulement de thèses dans divers domaines. L’objectif étant de mettre à disposition sur internet une base de témoignages de docteurs afin de permettre aux doctorants en cours ou aux futurs doctorants de se faire une idée de ce que c’est qu’une thèse. J’ai déjà commencé la prospection pour recueillir des témoignages et le premier devrait paraitre dans le courant du mois de mai. A noter que ces témoignages, lorsqu’ils ne seront pas couverts par l’anonymat, seront publiés sur le site de l’ABG et utilisés par l’INP de Toulouse avec qui j’ai engagé un partenariat sur ce projet.
  • Des nouvelles séries d’articles de vulgarisation :
    • sur les étoiles : naissance, vie, mort, classification,…
    • sur les ondes : définition, caractéristique, classification, applications,…
    • sur la modélisation mathématique et mécanique : principes généraux, équations et modèles, résolution numérique, exemples en mécanique des fluides.
  • Des revues de presse en chaque fin de semaine.
  • Des énigmes tout les dimanches.
  • Des vidéos par-ci par-là.
  • Et enfin des détails sur mon nouveau poste chez Airbus.

Ce plan constitue la ligne éditoriale de goutte de science pour l’année à venir. Si vous avez des suggestions ou des idées, surtout n’hésitez pas à me les communiquer, soit en utilisant le formulaire de contact, soit (ce que je préfère) en écrivant des commentaires.

Bonne lecture !


[Enigme] Coiffe

La solution de l’énigme précédente, “Qui perd gagne” est ici.

Cette semaine, encore une énigme pour réfléchir un peu :

Dans une pièce sans lumière se trouvent trois coiffes noires et deux blanches.

On fait entrer trois dames de la cour dont la dernière est aveugle. Chacune prend une coiffe au hasard et la pose sur sa tête sans la regarder. On retire les deux coiffes qui restent.

On allume ensuite des chandelles et on demande à chaque dame si elle est capable de deviner la couleur de sa coiffe.

La première regarde les deux autres et dit “NON”.  La deuxième regarde également les deux autres et répond : “NON”. La troisième, pourtant aveugle, répond : “OUI”.

Comment cette dame aveugle devine-t-elle la couleur de sa coiffe ? 

A vos neurones !


Quasi-délivrance

Voilà, ça c’est fait !

Hier j’ai soutenu ma thèse devant un jury d’expert qui a reconnu la grande difficulté du problème auquel je me suis attaché et ma pugnacité à vouloir le résoudre. J’ai été félicité pour la qualité de la présentation qui a été suivie par 1h15 de questions/débat très intéressant, signe que le jury a apprécié mes travaux.

Maintenant, je suis délivré de ma thèse. Enfin… quasi-délivré. Je ne réalise pas encore tout à fait. A mon avis il va me falloir encore quelques jours pour prendre la mesure de la chose. En tout cas, je vais enfin pouvoir consacrer mes soirées et week-end à autre chose que ma thèse, il y a quelques personnes et projets sur le feu qui attendaient ça avec impatience ;)

Quasi-délivré pour une autre raison, c’est que ce n’est pas tout à fait fini. L’un de mes rapporteurs m’a demandé de faire quelques modifications dans mon mémoire. Il faut que j’écrive des remerciements, que je corrige quelques coquilles, que je fasse un résumé en anglais de mes travaux pour sortir la version définitive du mémoire de thèse.

Enfin, le plus gros est fait. Quoiqu’il en soit, aujourd’hui je suis docteur ! :)